My Opinions

(C) Roberto Di Cosmo: sauf si autrement indiqué, ce contenu est régi par les termes de la LLDD, version 1

jeudi 17 juin 2010

The role of Computer Science, and Free and Open Source Software, in Education.

Computers and software are becoming pervasive, and are having directly or indirectly a significant impact on almost all aspects of our modern life: it comes as no surprise that computer and software have an impact on education too.

When discussing computers and software in Education, It is important to make a distinction among computer and software used as tools for educating students in all disciplines, and computer and software as subject matter in a specific scientific discipline.

When we focus on this latter aspect, we face the issues related to teaching this scientific discipline, that may be called Computer Science, or Informatics.

Here, academia has an important role to play at several levels:

  • we need to educate the teachers that will teach Informatics to high-school students; in the near future, all high school students will need to know the basics of this science, as they have now become essential components of the cultural baggage of any citizen, no less then mathematics, history, physics, literature and biology
  • we need to teach all university students about how to properly use Free and Open Source Software: no matter if they are specialising in medecine, liberal arts, physics or Computer Science, they all need to learn how to report errors and feature requests effectively, how to participate to the communities that work on the roadmap of collaborative projets, how to find, or even write properly documentation
  • we need to teach IT students how to work in an environment that is becoming dominated by Free and Open Source software, helping them to understand how to design, code, organise, deploy, modify, maintain, and distribute software that is developed collaboratively

According to the level we consider, the relevant activities are use, participate, understand, modify, and design: we are now quite a few academics to firmly believe that Free and Open Source software is instrumental in each of these activities.

In the Education track of Fossa 2010, we will try to advance the debate on all these levels, by bringing together people that have first hand experience gained during early experiments in the past years, as well as people working to improve on what is currently done.

jeudi 13 mai 2010

Tales from the Mancoosi frontline: installing akonadi-kde-resource-googledata

As we have seen in the first post on these issues, upgrading a GNU/Linux machine is not an easy task: this is why Mancoosi is working hard at improving the situation. Here comes another report from the frontline, detailing the epic battle on my machine resulting from the need to install a single new package, akonadi-kde-resource-googledata, to be able to sync my korganizer data with a Google agenda.

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mardi 30 mars 2010

Demander du Logiciel Libre dans un appel d'offre ne viole pas le droit de la concurrence

En me baladant dans certains couloirs à Bruxelles, à Paris et dans d'autres capitales, pour expliquer pourquoi l'État, n'étant pas une entreprise comme les autres, doit privilégier les Logiciels Libres, j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de croiser des fonctionnaires apeurés. Ils m'expliquaient que certains grands acteurs de l'industrie du logiciel propriétaire (et ce n'était pas seulement Microsoft!) les menaçaient de recours pour violation du droit à la concurrence.

L'argumentaire des lobbyistes en question était à peu près ceci:

"Si vous faites un appel d'offre, ou pire, si vous rédigez une loi ou une directive, qui impose l'usage de Logiciels Libres, cela nous empêche de participer à ces appels d'offres avec nos logiciels propriétaires; donc, vous violez le droit à la libre concurrence parce que vous excluez une partie de l'industrie du logiciel de vos marchés. Nous allons vous attaquer en justice, et vous allez voir ce que vous allez voir!"

À chaque occasion, je me suis efforcé d'expliquer à tel ou tel fonctionnaire que cet argumentaire était totalement creux: une violation de la concurrence, c'est quand on exclut d'un marché public un concurrent potentiel sur des critères autres que ceux des besoins techniques réels, pas quand un possible fournisseur s'exclut tout seul du marché en refusant de fournir ce qu'on lui demande.

Par exemple, on pourrait bien attaquer pour violation des règles sur la concurrence les innombrables appels d'offres publics mal rédigés qui, au lieu de demander une « solution intégrée de messagerie électronique et calendrier respectant les standards RFC822 et suivants pour le courrier et la norme ICAL pour l'agenda » prescrivent la fourniture de « 300 licences Microsoft Outlook »; comme par hasard, les lobbys qui arpentent ces couloirs n'ont vraiment rien à redire contre ces violations flagrantes.

Par contre, si une administration publique ouvre un appel d'offre pour la construction d'un édifice respectant les normes (publiques) de haute qualité environnementale, il est tout à fait normal que les constructeurs ne sachant ou ne voulant pas respecter ces normes se trouvent exclus: ce n'est pas une violation du droit de la concurrence.

Or, une administration publique qui prend au sérieux son obligation de garantir la pérennité de l'accès aux données publiques et le respect de la confidentialité des données personnelles de ses administrés, elle se doit de demander, dans ses appels d'offres, que les solutions logicielles fournies soient basées sur des standards ouverts, et soient réalisées en logiciel libre; c'est comme la haute qualité environnementale: on demande des logiciels ayant les caractéristiques nécessaires pour accomplir la mission de service public. Si un éditeur de logiciel ne peut pas ou ne veut pas fournir des logiciels avec ces caractéristiques, il est libre de le faire, mais il ne peut pas crier à la violation du droit à la libre concurrence.

Mais ce n'était, bien évidemment, que l'opinion d'un simple académique, contre l'avis pondéreux de lobbyistes attitrés.

Un développement récent de la jurisprudence en Italie, que je viens d'apprendre par Assoli, devrait enfin aider nos chers fonctionnaires apeurés à retrouver des couleurs. En voici les points essentiels.

  • Le Conseil Régional du Piémont avait approuvé une loi contenant ce passage: « ... la Région, dans le choix de ses logiciels, favorise le logiciel libre et le logiciel dont le code est vérifiable par l'utilisateur final. » (article 6, alinéa 2)
  • La Présidence du Conseil des ministres s'opposait à cette norme, en demandant à la Cour Constitutionnelle d'en annuler un certain nombre de dispositions.
  • Le 23 mars 2010, le jugement est tombé, et parmi tout le reste, on remarque que la Cour débute l'argumentaire sur la concurrence exposé par le Conseil des ministres (argumentaire qui est, à s'y méprendre, une copie conforme de l'argumentaire propagé par les lobbyistes).

" Les concepts de logiciel libre et logiciel de code ouvert ne sont pas des notions relatives à une technologie déterminée, marque ou produit, mais expriment une caractéristique juridique ... (et) le choix (de cette caractéristique) ... appartient à l'utilisateur du logiciel. Il s'en suit que ... il n'y a pas de violation de la concurrence (en privilégiant du Logiciel Libre dans une directive régionale)."

Je voudrais donc remercier profondément, dans l'ordre, la Région Piémont en Italie pour avoir montré d'être consciente des devoirs fondamentaux d'une administration publique à l'ère des technologies numériques, au Conseil des ministres Italien pour avoir permis, par son recours, de tester la validité juridique des argumentaires spéciaux colportés par les lobbyistes du logiciel propriétaire, et à la Cour Constitutionnelle Italienne pour avoir tranché clairement la question, dans un langage par ailleurs compréhensible au plus grand monde.

Mainteanant, à nous de faire suivre cette information les plus largement possible auprès de nos fonctionnaires, dans nos pays.

vendredi 19 mars 2010

Microsoft sur la sellette en Argentine : il risque une amende de plus de 50 millions d'euros pour action anticoncurrentielle

(English version here).

Il y a environ cinq ans, j'avais fait un reportage détaillé sur comment on pouvait avoir le choix entre GNU/Linux et d'autres systèmes d'exploitation en Argentine, ce qu'on a toujours le plus grand mal à trouver chez nous, malgré les efforts remarquables faits par le groupe de travail Detaxe et Racketiciel: il était même possible, à cette époque, de comparer sur le site internet de grandes chaînes de distributions (Fravega, Garbarino, l'équivalent de Darty ou Boulanger chez nous) le prix de la même machine avec l'autre système d'exploitation ou avec une mouture Argentine de GNU/Linux, basé sur Debian, développée par une PME de là-bas, Pixart (à ne pas confondre avec le studio Pixar!).

Mais depuis un peu plus de 2 ans, j'ai pu constater qu'on n'arrive plus à trouver la moindre machine équipée de GNU/Linux dans la grande distribution: pire, on a vu des accords des plus douteux négociés sous le haut patronage du fondateur de l'entreprise qui monopolise les systèmes d'exploitation.

On peut bien se demander pourquoi: cela n'est pas sans nous rappeler la situation ici en France, ou après la mise sur le marché des Netbooks tous équipés avec GNU/Linux par SFR il y a environ deux ans, on ne trouve plus un seul netbook sans Windows (oui, là, je lâche le nom, parce que je suis particulièrement énervé: je voulais en acheter un pour usage personnel ce Noel, mais malgré mes efforts, je n'ai pas trouvé un seul modèle avec un GNU/Linux préinstallé).

Les quelques supporteurs restant des monopoles informatiques aiment dire que tout cela prouve que l'autre système d'exploitation est supérieur à GNU/Linux.

Eh bien, le hasard veut que je me trouve entre les mains en ce moment une copie du recours déposé contre Microsoft par la petite PME argentine Pixart, qui permet de comprendre ce qui s'est vraiment passé là-bas... et très probablement, ce qui se passe ici aussi.

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mardi 12 janvier 2010

Musique, droit d'auteur, taxes: comment on detourne la Licence Globale

Cela fait un certain temps que je ne réagit pas aux projets désastreux de mis à mal de l'Internet ou de taxation abusive qui sont portés par les tenants de l'industrie traditionnelle du disque. Ma dernière prise de position publique à ce sujet remonte à juin 2009 , mais il est bien vrai que je n'ai pas pris le temps d'écrire un deuxième volet de la lettre ouverte à Eddy Mitchell de Janvier 2006.

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jeudi 3 décembre 2009

Un article dans La Recherche sur la science du Logiciel Libre

Les collaborations avec des partenaires dispersés géographiquement ne datent pas d'aujourd'hui, notamment en science. Mais jusqu'à une époque récente, mieux valait se rencontrer physiquement pour discuter sérieusement et échanger les informations nécessaires. Avec l'évolution des technologies fondées sur l'internet, la situation a radicalement changé: on voit se développer des projets collaboratifs tels que Wikipedia ou, dans un autre genre, Linux, tous ayant en commun d'être le fruit d'une coopération entre un grand nombre de contributeurs.

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lundi 2 novembre 2009

Sur le classement de Shanghai pour l'Informatique, mis en avant par ITRManager

Je viens de lire un article sur ITRManager concernant la place de l'Informatique dans le classement de Shanghai, auquel je ne peux pas ne pas réagir: en observant que aucune université française est parmi les premières 100, on semble en conclure que l'Informatique française est bien mauvaise, par rapport à d'autres disciplines historiques. C'est un jugement superficiel, qui oublie que l'Informatique, à différence des Mathématiques ou de la Physique, est toute jeune: les premiers professeurs d'Université en Informatique qui ont suivi un cursus en Informatique ont vu le jour il y a une vingtaine d'années seulement, et les pratiques de cette Science n'ont pas encore étés bien comprises par les décideurs, et pas qu'en France.

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vendredi 9 octobre 2009

Computer Science Unplugged est disponible en Français!

Les TIC, Technologies de l'Information et de la Communication, ont pris une telle importance dans la société d'aujourd'hui, que le simple fait de priver un de nos concitoyens d'un accès à Internet reviendrait à en faire un citoyen de deuxième classe : on en a besoin pour communiquer, travailler, échanger avec les administrations publiques et les entreprises privées, vendre, acheter, se divertir, s'informer et informer les autres.

Mais ces technologies en évolution rapide changent aussi profondément notre rapport au monde du travail, aux loisirs et à la sphère politique, au point qu'il devient aujourd'hui indispensable de fournir à tous nos concitoyens les notions fondamentales nécessaires pour se constituer un modèle mental correct de ce qu'est l'informatique.

Il ne suffit plus de savoir se servir d'une souris (ce à quoi peut suffire le Brevet Informatique et Internet) : il faut comprendre et maîtriser la véritable mutation sociétale induite par la dématérialisation de l'information, la mise en réseau des connaissances et l'augmentation massive de la puissance de calcul disponible ; cela exige des capacités de traitement et d’analyse conceptuelle de l'information qui ne se font pas sans une bonne familiarité avec ce que l'on appelle, dans certains cercles, la « pensée informatique » (Computational Thinking en anglais).

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dimanche 30 août 2009

Entretien sur l'Informatique dans Science et Avenir de Septembre 2009

Dans le numero de Septembre 2009 de Sciences et Avenir vient de paraitre un entretien que j'ai eu avec David Larousserie; on y parle d'Informatique, d'enseignement, de logiciels libres et de recherche. On peut lire l'essentiel de l'interview en ligne sur le site de la revue.

jeudi 27 août 2009

Informatique

Dans un supplement du Courrier International dedié au rire, j'ai trouvé cette définitione de l'informatique:

La théorie, c'est lorsqu'on sait tout mais que rien ne marche. La pratique, c'est lorsque tout marche mais que l'on ne sait pas pourquoi. L'informatique est un melange de théorie et pratique : rien ne marche et on ne sait pas pourquoi.

vendredi 3 juillet 2009

Interview pour I-CIO

J'ai donné une interview à I-CIO sur le Logiciel Libre et l'expérience Française, en rappelant quelques principes de base que les gouvernements, comme les entreprises, devraient suivre quand il s'agit de la mise en place de leur système d'information. C'était une occasion rafraîchissante de prendre un peu de recul, et tirer quelques conclusions, après toute l'énergie depensée dans les chantiers ouverts avec et autour du Logiciel Libre ces derniers temps.

dimanche 28 juin 2009

Netiquette

La Netiquette va bientôt fêter 15 ans: la RFC 1855 qui la définit date en effet de 1995.

Lors des dernières agitations universitaires en France dans l'année académique 2008-2009, j'ai pu observer à plusieurs reprises comment des personnes dont l'age laisserait penser qu'il la connaissent par coeur, n'ont pas hésité une seconde à la fouler au pied systématiquement, probablement parce-que la noblesse de leur combat ne leur permettait pas de s'embarasser de telles minuties.

Il ne faudrait pas que ces mauvaises habitudes ressurgies maintenant s'enracinent et nous ramènent au chaos des premières années d'Internet, auquel, justement, la Netiquette voulait mettre un terme: au vue de la multiplication des moyens de communication virtuelle, et de l'explosion de la quantité d'information à traiter, le chaos qui en résulterait aujourd'hui serait certainement plus rédoutable.

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lundi 15 juin 2009

Protégeons nos droits numériques

Dans la cacophonie des réactions à la prise de position du Conseil Constitutionnel, qui invalide l'essentiel du dispositif mis en place par la loi Hadopi, on entend les arguments les plus variés: ils vont des opportunismes politiques (c'est un camouflet pour le gouvernement), à l'affichage de surprise ou désespoir des différentes lobbys qui poussaient cette loi en défense de leur particularismes divers, à des questions sur le modèle économique de l'industrie culturelle à l'heure d'Internet.

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vendredi 15 mai 2009

Nouvelles dispositions pour le contrat doctoral

Depuis le 23 avril 2009, sont entrées en vigeur des nouvelles dispositions pour le contrat doctoral, dont les textes de référence sont

  • le décret 2009-464 du 23 avril 2009 relatif aux doctorants contractuels des établissements publics d'enseignement supérieur ou de recherche

A noter dans ces textes le fait que les montants indiqués sont des montants minimum, pour tout type de contrat doctoral: cela a un impact sur les budgets provisionnels des projets de recherche qui contiennent des bourses doctorales.

De même, la mise en place des reversements entre établissements pour les activités d'enseignement (en remplacement de l'ancien monitorat) demandera un travail de coordination certain.

		

vendredi 3 avril 2009

Le logiciel libre, la formation et les métiers de l'informatique

Cela fait un certain temps que plusieurs d'entre nous soulignent l'importance des logiciels libres dans la formation des étudiants: pour les étudiants en Informatique, c'est la possibilité d'accéder à une formation de meilleure qualité, sans limites artificielles sur ce qui est accessible comme code source et ce qui ne l'est pas; pour les étudiants dans toutes les disciplines, c'est la garantie d'une véritable égalité des chances, les logiciels libres pouvant être utilisés sans entrave même en dehors des logithèques universitaires.

On trouve sur le blog de Stefane Fermigier un communiqué de presse que le Syntec Informatique vient de publier, résumant les recommandations d'un rapport commandité par l’OPIIEC, organisme paritaire chargé d’orienter la politique de formation professionnelle en France dans le secteur de l’informatique.

En ces moments d'agitation, avec certaines d'entre nous qui agitent le spectre d'un asservissement aveugle de l'Université aux intérêts marchands, il est quand même rafraichissant de lire certaines de ces conclusions et recommandations...

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