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Friday, September 21 2012

Maintenant en France, le logiciel libre dans l'administration est officiellement une bonne idee

En général, pendant le moi d'août, les gouvernements profitent de la baisse d'attention pour passer des mesures à la popularité douteuse, comme l'augmentation du prix des carburants ou de certains impôts. Une heureuse exception double à cette règle vient de se produire: après le texte de loi promulgué en Italie le 11 Août, qui stipule que le logiciel libre dans l'administration n'est plus seulement une bonne idée, mais c'est la loi, voici une circulaire du Premier Ministre datée du 19 septembre 2012 qui stipule que le Logiciel Libre dans l'administration publique est maintenant officiellement une bonne idée.

Le document attaché à la circulaire est une source précieuse de bons conseils pour le deploiement du Logiciel Libre dans l'administration publique, lecture qu'on peut recommander largement.

Si cette tendence se confirme, il faudra partir en vacance plus souvent... :-)

Tuesday, September 4 2012

Maintenant en Italie, utiliser du logiciel libre dans l'administration publique n'est plus seulement une bonne idee, c'est la loi!

Merci à Simone Aliprandi pour m’avoir signalé1 le fait que, avec un texte de loi publié pendant l’été2, l’Italie vient de modifier de façon significative la politique d’acquisition des logiciels pour l’administration publique, en donnant un exemple clair que bien d’autres pays devraient suivre.

Ce texte stipule que l’administration publique peut avoir recours soit à du logiciel développé expressément pour elle, soit à du logiciel déjà développé pour l’administration, soit à du du logiciel libre3.

Le recours aux logiciels propriétaires est expressément exclu, sauf dans le cas ou il est établi par une analyse économique et technique qu’il n’est pas possible de satisfaire autrement les besoins de l’administration.

Ce changement de la politique d’acquisition de logiciels fait partie d’un paquet qui porte le nom de "Mesures urgentes pour le développement de la nation"4, et ce n’est pas une coïncidence: en imposant partout où il est possible le recours aux solutions qui permettent à l’État de garder la maîtrise technologique de son parc logiciel, et de réduire les coûts récurrents en licences, il contribue certainement au développement du pays.

On rappelle qu’en France, on avait pu voir énoncer dans une première version du RGI de la DGME des règles inspirées aux mêmes principes

  • il est OBLIGATOIRE d’accepter des documents en format ouvert
  • il est POSSIBLE d’utiliser EN INTERNE des formats propriétaires, mais il est CONSEILLE de préférer les formats ouverts
  • il est INTERDIT de financer des migrations vers des nouvelles versions de logiciels utilisant des formats propriétaires

Mais à différences de ce qui vient d’être accompli par nos voisins italiens, ces règles n’avaient pas été retenues dans la version finale.

On ne peut que souhaiter que le gouvernement français s’empresse de rattraper son retard dans la matière.


1
Voir son billet sur Apogeo Online
2
Loi n.134 du 7 aout 2012, qui modifie l’article 68 du "Codice dell’Amministrazione Digitale"
3
On peut voir les modifications détaillées sur le site EUPL.IT
4
Decret n. 83 du 22 juin 2012 "Modifiche urgenti per la crescita del Paese", texte disponible sur le site du gouvernement italien.

Saturday, June 9 2012

A trip to the Oregon State University and the Open Source Lab (aka OSU OSL...)

Visiting Oregon State University, I had a chance to meet the people of the Open Source Lab, that have provided the primary hosting for many of the open source software we are all using today, with unfailing dedication, since 2003.

Ever wanted to see where the code for the Linux kernel, the Apache projects, Gentoo, Drupal and many others, are physically located? Just come along with me...

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Thursday, September 29 2011

Separer le logiciel et le matériel sans gêner le consommateur? C'est facile!

Cela fait désormais 12 ans qu'on a lancé en France des initiatives qui visent à nous débarrasser de la vente liée, et il y a désormais une communauté organisée et efficace qui porte ce combat.

Le sujet semble revenir sur le devant de la scène politique, avec des propositions d'amendements que l'on peut qualifier au mieux d'insuffisamment réfléchies, et qui représentent un véritable retour en arrière pour les utilisateurs. Je ne suis pas sûr que les députés ayant déposé ces propositions soient forcément de mauvaise foi (même si on peut se poser des questions sur l'amateurisme de ceux qui les conseillent): écrire une loi n'est pas chose facile, et il faut bien savoir ce que l'on cherche à obtenir.

Le billet d'aujourd'hui se propose de donner à nos députés une idée précise de ce que l'on veut, et de comment l'obtenir:

  • on veut pouvoir choisir le logiciel qu'on installe sur notre ordinateur, et payer seulement ce que nous avons choisi, pas ce que le constructeur, ou le distributeur, ou l'éditeur de logiciel a décidé pour nous
  • on veut aussi pouvoir utiliser les logiciels qu'on a choisis, sur notre ordinateur, dès l'achat, sans complications inutiles d'installation

Cela n'a rien de sorcier: regardez un peu cette affiche publicitaire qui tapisse les murs des métros parisiens en ce moment

Clé activation Office

Vous voyez la clé d'activation à 99 euros? Cela veut dire que la suite Office de Microsoft est déjà presque prête sur l'ordinateur que vous achetez (rien à installer ou configurer), et que si vous payez le logiciel, vous obtenez un code qui la débloque immédiatement.

Cela veut dire que, techniquement, il n'y a aucune difficulté à fournir un ordinateur prêt à l'emploi qui permet à l'utilisateur d'activer (en payant un prix clairement affiché) le logiciel qu'il veut.

Eh bien, nous voulons simplement que ce choix soit élargi à l'ensemble des logiciels fournis sur l'ordinateur, et en particulier au système d'exploitation (Windows, Ubuntu, Mandriva, Debian, Mac Os, ...)

On veut voir dans les prochains mois dans le métro des affiches comme celle-ci:

Clé activation tous logiciels

Et on veut aussi rester libres d'acheter le matériel sans le logiciel, et libres de changer le logiciel si nous le souhaitons, donc, si nos députés souhaitent vraiment mettre main à la plume pour rédiger un texte de loi, il serait mieux d'en écrire un qui nous protège du danger d'UEFI.