Sunday, October 9 2016

Back to basics: lessons from the founding fathers

It is sometimes important to stop for a second what we are doing, and ask ourselves some basic questions. Why are we here? What are we doing? Why are we doing it? What do we want to achieve?

In order to find the answers that best fit us, it is useful to look back at what were the answers given by other people that we respect.

In one of my cherished fields, Computer Science, a few examples shed some light, and I would like to share a few pointers, starting from an excerpt of a speech to HP managers, given in March 8, 1960, by Dave Packard.

He said:

I think many people assume, wrongly, that a company exists simply to make money. While this is an important result of a company's existence, we have to go deeper and find the real reasons for our being. As we investigate this, we inevitably come to the conclusion that a group of people get together and exist as an institution that we call a company so they are able to accomplish something collectively which they could not accomplish separately.

Yes, the sense of accomplishment is one strong feeling, and it can be more rewarding than the feeling of owning something like a hefty bank account.

Friday, April 1 2016

Une nouvelle agence de financement pour la recherche scientifique

En marge du débat parlementaire sur la loi portant sur une Republique Numérique, présentée par Axelle Lemaire, a refait surface la désormais bien vieille question du libre accès aux résultats de la recherche scientifique, et en particulier aux articles scientifiques. La question n'est pas nouvelle, mais tenez-vous bien, la conclusion qu'on vient d'en tirer aujourd'hui est révolutionnaire: une nouvelle agence de financement de la recherche, entièrement financée par les éditeurs scientifiques, et auto-gérée par les chercheurs peut enfin voir le jour!

Portez-patience, lisez tout, et vous m'en direz des nouvelles!

De la diffusion à la captation du savoir

D'abord, un peu de contexte: les plus agés d'entre nous se rappellent que les éditeurs scientifiques d'antan remplissaient bien un rôle indispensable, quand la diffusion de copies imprimées dans le réseau des bibliothèques était le moyen le plus efficace et économique pour la diffusion du savoir. Et à cette époque, les scientifiques ne se posaient pas trop de question quand les éditeurs leurs demandaient la cession intégrale de leurs droit d'auteur, et bien sûr, sans aucune remuneration, comme condition pour paraitre dans un journal ou des actes de congrès.

Mais ce mariage d'intérêt avec la communauté scientifique a progressivement viré au divorce avec l'évolution des technologies modernes: les éditeurs se sont transformés pour la plupart en simples imprimeurs et la captation indue des droits d'auteur des scientifiques est devenue le socle d'un monopole qui s'est approprié sans véritable contrepartie une partie grandissante du financement de la recherche, et poussé sur le bord du précipice les budgets des bibliothéques universitaires, étranglées par des prix d'abonnement en continuelle augmentation qui ont fait exploser les benefices des quelques grandes maisons d'editions scientifiques, devenues aujourd'hui richissimes puissances financieres.

On est passés des éditeurs diffuseurs du savoir, à l'époque des bibliothéques, aux imprimeurs qui captent le savoir, et empechent les lecteurs d'y acceder en ligne, en mettant des paywalls partout.

L'Open Access à la rescousse ...

Pour pallier ce problème, le mouvement pour l’Open Access, né il y a plus de quinze ans, insiste sur l’importance de rendre à nouveau facilement disponible la connaissance, dans les nouvelles bibliothèques virtuelles qui sont aujourd’hui les sites web académiques.

L’idée est simple : un article scientifique en Open Access doit pouvoir être accessible sur le web sans passer par des paywalls.

... ou pas ?

Mais il y a un hic : dans l’état actuel des choses, un chercheur n’est pas du tout sûr de pouvoir mettre en ligne un article scientifique qui est accepté dans un journal ou une conférence prestigieuse. En effet, il est pris en tenaille entre

  • d’un côté, l’obligation, imposée par l’imprimeur, de céder ses droits patrimoniaux, pour que l’article soit publié dans une revue ou des actes contrôlés par les éditeurs, ce qui en entrave la distribution en Open Access ;
  • de l’autre côté, l’obligation, imposée par les différentes agences d’évaluation et de recrutement, et des fois par nos propres communautés scientifiques, de publier dans des revues ou actes qui sont prestigieux parce que existant depuis longtemps, et donc presque tous contrôlés par ces mêmes grands imprimeurs ;

Eh oui : pour un chercheur qui déciderait de se lancer uniquement dans l’Open Access, et boycotter les imprimeurs monopolistiques, adieu le bon indice h, et au revoir le gros facteur d’impact ! Et oh combien bas il se retrouvera dans les classements basés sur Scopus ou le Web Of Science... que les imprimeurs ont réussi a faire adopter, avec un joli coup de pouce venant de Shanghai, par nos gouvernants et plusieurs collègues comme mesure ultime d’excellence scientifique.

Cachez cette solution, qu’on ne saurait voir...

Pourtant, une solution simplissime à ce dilemme existe bien, et elle est déjà codifiée dans la loi depuis des décennies : elle se niche dans le très joli article L-131-4 du code de la propriété intellectuelle qui dit très simplement.

La cession par l’auteur de ses droits sur son œuvre peut être totale ou
partielle. Elle doit comporter au profit de l’auteur la participation
proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l’exploitation.

Pour être clair : le terme « cession d’un droit » signifie que celui qui le cède ne les a plus, et celui qui le reçoit il les a en exclusivité.

Eh oui, la cession gratuite des droits d’auteur à un éditeur paraît bel et bien interdite. Cela veut dire que les centaines de milliers de formulaires préremplis sur lesquels des maisons d’édition de tous les pays nous ont extorqué notre signature sont foncièrement contraires à la loi.

Et pas n’importe quelle loi : c’est bien le même code de la propriété intellectuelle dans lequel on a instauré une rémunération pour copie privée qui n’exonère pas les hôpitaux, qui sont aujourd’hui parmi les plus grands utilisateurs de DVD, de contribuer au financement de la culture ; et c’est surement une bonne chose... on m’a toujours dit qu’écouter du Mozart fait produire plus les vaches laitières, cela doit certainement faire du bien à la santé.

La voilà, donc, la solution : face à l’ampleur de la violation des droits, tant en extensions (tous les scientifiques), qu’en durée (des décennies), on se saurait attendus à voir voter, à fureur de peuple, un simple article d’intérêt public rappelant le droit et stipulant :

La cession des droits patrimoniaux sur un article scientifique n’est pas
permise. Toute stipulation contraire dans les contrats existants et futurs
est considérée nulle et non avenue.

C’est d’ailleur à peu près ce que proposait un amendement plébiscité par notre communauté.

Il n’y a nul besoin de céder ses droits à un imprimeur pour qu’il puisse inclure dans ses revues nos articles, pour lesquels il ne nous a pas rémunérés : il suffit de lui concéder un droit non exclusif pour qu’il publie sa version, tout en gardant pour nous le droit de faire ce que nous voulons avec la notre, y compris la déposer sur une archive ouverte ou plusieurs, à notre guise.

Mais on sait bien qu’on préfère souvent faire compliqué et inefficace quand on pouvait faire simple et efficace : cette solution évidente, pourtant bien mise en avant, n’a été jamais prise en compte... fort heureusement !

... Et fêtons la naissance de l’APRAPR !

Eh oui, si on avait adopté cette simple solution, la violation massive et pluridécennale des droits des auteurs scientifiques aurait été effacée sans aucuns frais pour les perpetrateurs de ces méfaits.

Il est vrai que si les clauses abusives avaient été considérées nulles et non avenues, on aurait récupéré nos droits automatiquement sans avoir à faire de procès, et l’Open Access, massif, serait une réalité aujourd’hui.

Mais on aurait risqué de perdre la possibilité d’exiger le versement, assorti de dommages et intérêts, de la juste rémunération des auteurs scientifiques qui ont été spoliés de leurs droits pendant des décennies.

Grâce à la lungimirance de nos pouvoirs publics, et de nos parlementaires, qui ont écarté la solution décrite plus haut, aujourd’hui, nous pouvons heureusement lancer l’APRAPR, Agence Pour le Recouvrement de l’Argent de la Recheche Publique.

Il s’agit d’une « société d’auteurs » qui va se charger d’attaquer en justice les éditeurs fautifs, et demander le remboursement, avec les dommages et intérêts, des rémunérations dues en vertu de l’article L-131-4 en échange de la cession des droits extorqués par les éditeurs, et non perçus par les auteurs scientifiques.

En représentant tous les auteurs, l’APRAPR pourra exiger qu’on considère comme assiette pour le recouvrement la totalité des revenus des éditeurs, ce qui revient, pour les plus grands, à plusieurs milliards d’euros par an.

Avec les intérêts de retard et les pénalités sur plusieurs décennies, on peut estimer que l’APRAPR pourra arriver à récupérer des sommes très considérables. Comme d’usage dans le monde des sociétés d’auteur, cet argent sera ensuite utilisé pour financer les nouvelles créations, c’est à dire, pour nous, la recherche, et tout cela, en pleine autogestion.

Pour adhérer à l’APRAPR, n’attendez plus, allez tout de suite sur cette page... qu’on se le dise !

Thursday, February 25 2016

A rule of thumb for assessing electronic voting systems

Electronic voting systems are now getting used more and more, and we are expected to be happy and see this fact as a sign of modernity, devoid of any danger. Supporters of electronic voting say we should trust these devices, because they they have been approved by experts.

But it's a huge error of assessment: in the case of high stakes elections, like the political elections, a voting system is acceptable not when an expert tells you, but when you, the voter, are able to convince the experts that it is safe to use it.

I had the pleasure to meet Barbara Simons last week in California, a great lady that is wholeheartedly committed to make sure unreliable voting machines are not deployed.

She told me that this important argument was not well known in the anglo-saxon world, and encouraged me to share it widely. That's why I'm now posting this translated (and enhanced) version of my 2006 post on the subject.

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Saturday, November 14 2015

Seulement la lumière peut vaincre l'obscurité

Difficile réveil, après l'attaque meurtrière que l'obscurantisme vient de porter à notre Ville Lumière. Nous sommes encore en état de choc, en train de chercher à savoir si tel ami, tel collègue, telle autre connaissance sont parmi les victimes de ces actes barbares.

Mais nous ne laisserons pas paralyser par la peur.

Seulement la lumière peut dissiper l'obscurité, seulement la raison peut vaincre le fanatisme, seulement la connaissance peut faire disparaître l'ignorance.

Notre mission d'enseignants, de chercheurs, de développeurs, et d'intellectuels en général est devenue aujourd'hui encore plus essentielle: nous allons nous y engager avec une énergie renouvelée, et une détermination encore plus forte.

Sur un ton plus léger, aujourd'hui j'ai décidé de changer le style de ce weblog : des couleurs plus claires, et plus de légèreté, pour faire écho à cette Lumière qu'il est de notre devoir de répandre autour de nous.

Wednesday, October 14 2015

Reprenons nos droits sur nos articles scientifiques

On a été alertés par divers moyens (CNRS, bibliothèques, listes de diffusions, etc.) de l'importance de réagir à la proposition de loi dite "numérique" qui, pour une première fois, est en cours de commentaire public. L'article qui touche le plus directement l'activité de recherche est le n. 9, intitule solennellement "Libre accès aux publications scientifiques de la recherche publique". J'ai déposé sur la plateforme un amendement à ce texte, que je n'accepte pas en l'état, pour les raisons que j'explique dans la suite.

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Thursday, October 30 2014

Saved (yet another time) by an external solver for apt!

Did you know that you can ask apt-get to invoke an external solver for handling the dependency hell that sometimes plagues your upgrades? Well, just now, again, this feature saved my day, and it is just a matter of typing a short option!

Instead of the standard

apt-get install libreoffice

that failed to propose a decent upgrade, as detailed later, I typed

 apt-get --solver aspcud install libreoffice

that returned this pretty good solution

apt-get --solver aspcud install libreoffice
Reading package lists...
Building dependency tree...
Reading state information...
Execute external solver...
The following extra packages will be installed:
  coinor-libcbc3 coinor-libcgl1 coinor-libclp1 coinor-libcoinmp1
  coinor-libcoinutils3 coinor-libosi1 libabw-0.1-1 libcdr-0.1-1
  libe-book-0.1-1 libetonyek-0.1-1 libfreehand-0.1-1 libgltf-0.0-0
  libmspub-0.1-1 libmwaw-0.3-3 libodfgen-0.1-1 liborcus-0.8-0 libpython3.4
  libpython3.4-minimal libpython3.4-stdlib libreoffice-base
  libreoffice-base-core libreoffice-base-drivers libreoffice-calc
  libreoffice-common libreoffice-core libreoffice-draw libreoffice-gtk
  libreoffice-impress libreoffice-java-common libreoffice-math
  libreoffice-style-galaxy libreoffice-style-tango libreoffice-writer
  libvisio-0.1-1 python3-uno python3.4 python3.4-minimal uno-libs3 ure
Suggested packages:
  hyphen-hyphenation-patterns libreoffice-gnome libreoffice-kde
  libreoffice-grammarcheck libreoffice-l10n-4.3 myspell-dictionary unixodbc
  gstreamer1.0-ffmpeg libreoffice-officebean libreoffice-gcj
  libreoffice-report-builder libjtds-java libreoffice-mysql-connector
  libmyodbc libmysql-java libreoffice-sdbc-postgresql odbc-postgresql
  libpg-java libsqliteodbc tdsodbc mdbtools ocl-icd-libopencl1
  libreoffice-style-crystal libreoffice-style-hicontrast
  libreoffice-style-oxygen libreoffice-style-sifr fonts-crosextra-caladea
  fonts-crosextra-carlito python3.4-venv python3.4-doc
The following NEW packages will be installed:
  coinor-libcbc3 coinor-libcgl1 coinor-libclp1 coinor-libcoinmp1
  coinor-libcoinutils3 coinor-libosi1 libabw-0.1-1 libcdr-0.1-1
  libe-book-0.1-1 libetonyek-0.1-1 libfreehand-0.1-1 libgltf-0.0-0
  libmspub-0.1-1 libmwaw-0.3-3 libodfgen-0.1-1 liborcus-0.8-0 libvisio-0.1-1
The following packages will be upgraded:
  libpython3.4 libpython3.4-minimal libpython3.4-stdlib libreoffice
  libreoffice-base libreoffice-base-core libreoffice-base-drivers
  libreoffice-calc libreoffice-common libreoffice-core libreoffice-draw
  libreoffice-gtk libreoffice-impress libreoffice-java-common libreoffice-math
  libreoffice-style-galaxy libreoffice-style-tango libreoffice-writer
  python3-uno python3.4 python3.4-minimal uno-libs3 ure
23 upgraded, 17 newly installed, 0 to remove and 1864 not upgraded.

So, next time you run into trouble, try the external solver, and wait the extra time (maybe 30 seconds)... it may be well worth the wait.

Just make sure you have aspcud and apt-cudf installed for this to work!

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Wednesday, May 21 2014

Static analysis of software component repositories : from Debian to Opam

Component repositories are becoming an essential part of the Free Software landscape, and grow at a steady pace. Ensuring their quality is of paramount importance, and is a difficult task. One natural question to ask when performing quality assurance is the following : what are the components p in a given repository R that cannot be properly installed?. Unfortunately, there can be many reasons why an installation may fail, and some of these will only be detected on the particular environment of the final user, no matter what amount of testing one tries to do beforehand.

But there is a full class of reasons, related to package interdependencies, that can be found by performing a static analysis of repositories, with no testing at all. This static analysis, originally designed for GNU/Linux distributions, is of general interested, and we are now introducing it for the Opam ecosystem.

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Wednesday, March 5 2014

User preferences for dependency solvers: a short survey, and new features added in the latest aspcud solver

A key component of a modular package manager architecture is a solver able to handle dependency problems efficiently, and compute a solution which is aligned with the user preferences. Aspcud is one of the most successful such solvers, and its new release 1.9 version brings some new features to the limelight. Let's take some time to sum up the essential concepts today.

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Thursday, June 20 2013

Arnaques par Internet: le cas des petites annonces et des faux messages Paypal

Depuis le temps que je suis en ligne, j'en ai vu de toutes les couleurs en terme d'abus et arnaques, mais la il y en a une que je ne connaissais pas encore... en voici les éléments essentiels.

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Monday, May 27 2013

Saved (again) by an external solver for apt!

Did you know that you can ask apt-get to invoke an external solver for handling the dependency hell that sometimes plagues your upgrades? Well, just now, again, this feature saved my day, and it is just a matter of typing a short option!

Instead of the standard

apt-get install fetchmail

that proposed an horrendous upgrade path detailed below, I typed

 apt-get --solver aspcud install fetchmail

that returned this easy solution

apt-get --solver aspcud install fetchmail
Reading package lists... Done
Building dependency tree       
Reading state information... Done
Execute external solver... Done
The following extra packages will be installed:
 libc-dev-bin libc6 libc6:i386 libc6-dbg libc6-dev libc6-i386 libc6-i686:i386 locales
Suggested packages:
 fetchmailconf resolvconf glibc-doc glibc-doc:i386 locales:i386
The following packages will be upgraded:
 fetchmail libc-dev-bin libc6 libc6:i386 libc6-dbg libc6-dev libc6-i386 libc6-i686:i386 locales
9 upgraded, 0 newly installed, 0 to remove and 2776 not upgraded.
Need to get 25.9 MB of archives.
After this operation, 10.7 MB of additional disk space will be used.
Do you want to continue Y/n? Y

Just make sure you have aspcud and apt-cudf installed for this to work!

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Monday, February 25 2013

Phishing in (less than) 140 characters...

Well, I thought I had seen everything in phishing, but this is kinda new: somebody tried to hook me up using bit.ly shortened url pointing to a fake twitter password verification page.

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Friday, February 8 2013

Optimising the disk footprint of GNU/Linux distributions for the Cloud

Did you know that the standard, off the shelf GNU/Linux instances you can get on Amazon are usually largely bigger than waht you actually need? Well, our well established Mancoosi tools can help you (again!).

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Tuesday, December 11 2012

Another successful install thanks to Mancoosi

In december, I attended the wonderful Ocsigen days organised by the Ocsigen team at Irill. For this, I set up a virtual machine installed with Debian testing, that sports a recent version of Debian's apt :

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Tuesday, November 6 2012

Rapprocher la recherche publique et l'entreprise: la piste du Chèque Formation Conseil Innovation.

"Décloisonner la recherche publique et l'entreprise", pour faciliter le transfert d'expertise et l'innovation: voilà un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre, et qui continue de passionner notre classe dirigeante. La raison est que, plus de dix ans après la loi sur l'Innovation et la Recherche, après des grandes masses d'argent public dépensés en dispositifs divers, allant du Crédit Import Recherche (CIR), aux projets collaboratifs de toutes sorte (ANR, FUI, FEDER, Programme cadre Européen, etc.), le constat reste mitigé, et on n'arrive toujours pas à faire décoller l'innovation. Il faut peut-être porter un regard nouveau sur la question, et chercher des catalyseurs différents.

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Friday, September 21 2012

Maintenant en France, le logiciel libre dans l'administration est officiellement une bonne idee

En général, pendant le moi d'août, les gouvernements profitent de la baisse d'attention pour passer des mesures à la popularité douteuse, comme l'augmentation du prix des carburants ou de certains impôts. Une heureuse exception double à cette règle vient de se produire: après le texte de loi promulgué en Italie le 11 Août, qui stipule que le logiciel libre dans l'administration n'est plus seulement une bonne idée, mais c'est la loi, voici une circulaire du Premier Ministre datée du 19 septembre 2012 qui stipule que le Logiciel Libre dans l'administration publique est maintenant officiellement une bonne idée.

Le document attaché à la circulaire est une source précieuse de bons conseils pour le deploiement du Logiciel Libre dans l'administration publique, lecture qu'on peut recommander largement.

Si cette tendence se confirme, il faudra partir en vacance plus souvent... :-)

Tuesday, September 4 2012

Maintenant en Italie, utiliser du logiciel libre dans l'administration publique n'est plus seulement une bonne idee, c'est la loi!

Merci à Simone Aliprandi pour m’avoir signalé1 le fait que, avec un texte de loi publié pendant l’été2, l’Italie vient de modifier de façon significative la politique d’acquisition des logiciels pour l’administration publique, en donnant un exemple clair que bien d’autres pays devraient suivre.

Ce texte stipule que l’administration publique peut avoir recours soit à du logiciel développé expressément pour elle, soit à du logiciel déjà développé pour l’administration, soit à du du logiciel libre3.

Le recours aux logiciels propriétaires est expressément exclu, sauf dans le cas ou il est établi par une analyse économique et technique qu’il n’est pas possible de satisfaire autrement les besoins de l’administration.

Ce changement de la politique d’acquisition de logiciels fait partie d’un paquet qui porte le nom de "Mesures urgentes pour le développement de la nation"4, et ce n’est pas une coïncidence: en imposant partout où il est possible le recours aux solutions qui permettent à l’État de garder la maîtrise technologique de son parc logiciel, et de réduire les coûts récurrents en licences, il contribue certainement au développement du pays.

On rappelle qu’en France, on avait pu voir énoncer dans une première version du RGI de la DGME des règles inspirées aux mêmes principes

  • il est OBLIGATOIRE d’accepter des documents en format ouvert
  • il est POSSIBLE d’utiliser EN INTERNE des formats propriétaires, mais il est CONSEILLE de préférer les formats ouverts
  • il est INTERDIT de financer des migrations vers des nouvelles versions de logiciels utilisant des formats propriétaires

Mais à différences de ce qui vient d’être accompli par nos voisins italiens, ces règles n’avaient pas été retenues dans la version finale.

On ne peut que souhaiter que le gouvernement français s’empresse de rattraper son retard dans la matière.


1
Voir son billet sur Apogeo Online
2
Loi n.134 du 7 aout 2012, qui modifie l’article 68 du "Codice dell’Amministrazione Digitale"
3
On peut voir les modifications détaillées sur le site EUPL.IT
4
Decret n. 83 du 22 juin 2012 "Modifiche urgenti per la crescita del Paese", texte disponible sur le site du gouvernement italien.

Sunday, June 10 2012

Open Data for transportation at Trimet : an example to follow!

While in Portland to meet many Free and Open Source leading actors, I was delighted to shake hands with Bibiana McHugh, the visionary lady that was the driving force behind the Open Data initiative at Portland's Trimet (the public transportation company of the city of Portland). She really understood what this is all about, when saying “Our transparency allows people to use our data and develop smart, innovative mobile applications to help riders—at no cost to TriMet.”

Let me try to explain why.

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Saturday, June 9 2012

A trip to the Oregon State University and the Open Source Lab (aka OSU OSL...)

Visiting Oregon State University, I had a chance to meet the people of the Open Source Lab, that have provided the primary hosting for many of the open source software we are all using today, with unfailing dedication, since 2003.

Ever wanted to see where the code for the Linux kernel, the Apache projects, Gentoo, Drupal and many others, are physically located? Just come along with me...

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Thursday, May 24 2012

Using external solvers with apt-get in Wheezy

Thanks to the effort of many wonderful people (see at the end of this post), it is now possible to call an external solver from apt-get, if you use at least version 0.9.5, which will be the case in Wheezy.

It's pretty simple, just install apt-cudf :

apt-get install apt-cudf

but please check that you get version 2.9.16~rc1-1 or later of it!

dpkg -l apt-cudf
======================================
ii  apt-cudf  2.9.16~rc1-1   CUDF solver integration for APT

This package will also install one of the available solvers that support CUDF, for example aspcud.

Then you can simply use the --solver option of apt-get to have the dependency solving delegated to aspcud:

apt-get -s --solver aspcud install totem

On my machine, this gives a solution with these characteristics:

49 upgraded, 47 newly installed, 1 downgraded, 9 to remove and 2551 not upgraded.

Which might be more interesting than what the standard internal solver of apt finds, as it changes and removes quite a few more packages

79 upgraded, 98 newly installed, 15 to remove and 2520 not upgraded.

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Wednesday, March 21 2012

Mail changes...

The historic domain name jussieu.fr, corresponding to the physical place named "Place Jussieu" in Paris, served two universities, Paris Diderot and Pierre et Marie Curie.

In a few months, it will be gone. If one does not want to see too much e-mail lost, it is necessary to take preventive measures. Here is my pick.

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